Ce numéro 14 de La Nouvelle
Revue Moderne n'est pas aussi
ponctuel que je l'aurais voulu. Une parution trimestrielle
a sauté, mais l'année
2005 a quand même vu cinq publications de la
NRM : le hors-série n°5 consacré
à Alfonso Jimenez en février, trois
numéros réguliers en mars, août et décembre,
et un supplément imprimé, le calendrier perpétuel
"L'Eau des rêves". Tout cela n'aurait
pas été possible sans le soutien des abonnés,
des auteurs et des amis. Je tiens à remercier particulièrement
Marie Groëtte et Ariane Mizrahi, pour
leur aide précieuse à la finalisation de la
revue, Fabrice Arquisch,
pour la conception, la mise en page et la mise à
jour du site internet et Gilles Vidal pour la conception
graphique du calendrier. Les échos reçus sont
assez encourageants pour que La
Nouvelle Revue
Moderne prenne le cap d'une nouvelle année,
la 5ème de son existence.
C'est notre ami Jean L'Anselme qui ouvre ce dernier
numéro de l'année 2005 avec un nouveau cornet
de "bêtises" dans la lignée des "pensées
et proverbes de Maxime Dicton" et de son dernier livre,
Ça
ne casse pas trois pattes à un canard, Et après ?
Une façon de dire que ce numéro ne se prend
pas trop au sérieux et se situe dans la tradition
des fatrasies à l'ancienne, des insolences de Dada
et de la spontanéité de l'art brut. Des bêtises
au bestiaire, il n'y a qu'un pas, au moins dans le dictionnaire.
C'est donc sans aucun scrupule que j'ai choisi de réunir
ici en toute liberté quelques "zoopsies"
de Jean-Michel Robert (extraits d'un recueil inédit),
des contes délirants d'Alfonso Jimenez, deux
sonnets de Jean-Marc Thévenin, le récit
d'une aventure d'enfance de Dan Ferdinande, et des
extraits du Bestaire Ornithorynque de Jean-Michel
Aubevert.
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Tout cela couine un peu, mais n'y
prenez pas garde, car tous ces animaux ne sont faits
que de mots. Et pourtant, comme ils nourrissent notre
imagination ! Sans tout ce monde animal qui peuple
les contes et les fables, saurions-nous vraiment qui
nous sommes ? Et d'ailleurs, sommes-nous vraiment
si différents de ces "bêtes"
auxquelles nous prêtons nos défauts ?
Notre détective "Lawrence" Monfroy
a mené l'enquête sur les pièges
à filles des "oiseaux jardiniers"
et nous livre un récit plus torride que L'Amant
de Lady Chatterley !
Enfin, Robert Rapilly,
mage de l'OuLiPo (Ouvroir de Littérature Potentielle)
nous offre deux poèmes étonnants issus
de sa petite filature de mots.
PHILIPPE LEMAIRE
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