Autant imaginer

Autant imaginer la paresse du Nil plutôt que d'enfreindre la sexualité en ce monde où tous les travers sont permis, de la petite culotte suspendue au slip hâtivement désespéré. Ainsi chacun de nous accouche de son encombrante personne par l'endroit resté secret d'un trou du songe. S'il convient qu'une image puisse encore rendre compte de la plénitude des rapports humains, si j'ose écrire. Bref, les femmes arrondies appellent tous les mâles béats dont l'effervescence inspire le geste et la fortune qui en découle. Autant avouer le profit que l'on tire de ces réflexions cavalières qui remettent à plus tard les batailles rangées face à la haine, les spasmes allégoriques de l'orgasme jusqu'à l'inventaire des siècles guerriers dont les métaphores ne réveillent qu'à peine notre insouciance. La vie besogne assez pour que moult richesses exaspèrent nos savoir-jouir. Ce qui est dit souvent met en harmonie le bien et le mal dans une sorte d'humanisme érotique qui ne rend soucieux que les philosophes de quartier. Reste la lune, accroupie entre deux fesses de l'univers, et vous, toujours caustique sinon penché sur les mœurs en usage chez les innocents.